Plastie abdominale

L’intervention

Elle dure en moyenne 2 heures 30 minutes.

L’anesthésie

Elle est en règle générale.

L’hospitalisation

Elle dure en moyenne 1 jour. Une chirurgie en ambulatoire n’est pas conseillée, mais reste possible pour les petites abdominoplasties.

La convalescence

De 7 à 30 jours suivant l’importance du geste opératoire. (prévoir 3 semaines à un mois d’arrêt maladie dans les cas pris en charge par l’assurance maladie, c’est-à-dire les grands tabliers abdominaux). Sinon dans les cas modérés et esthétiques pures compter 7 jours.

Le coût

A partir de 3500 euros. Le prix dépend de la taille initiale de la poitrine, l’acceptation ou non de la sécurité sociale, ainsi que des difficultés prévisibles de l’intervention.
Il comprend les frais d’anesthésie, les honoraires du chirurgien, les frais d’hospitalisation et le suivi du patient après l’intervention.
Sécu : possibilité de prise en charge partielle sécurité sociale, (sur entente préalable). La Mutuelle prend alors en charge les honoraires, selon votre contrat (sur présentation du devis).

IL FAUDRA SANS DOUTE QUE J’EN PASSE PAR LA CHIRURGIE POUR MON VENTRE. QUELLES SONT LES DIFFÉRENTS TYPES D’INTERVENTION QUI EXISTENT
Les deux grands moyens existant sont : la lipoaspiration abdominale et la plastie abdominale ou abdominoplastie. Le choix se fait ensemble, en prenant en compte l’état de la peau, l’importance de la surcharge graisseuse, la tonicité des muscles, la morphologie générale et vos demandes et attentes. On préconise la lipoaspiration quand il y a un unique problème de surcharge graisseuse. Mais s’il y a des lésions importantes de la peau (perte de tonicité, distensions fortes, vergetures importantes, cicatrices,etc…) ou des altérations de la paroi musculaire, il faut faire une plastie abdominale. Les grands progrès techniques ces dernières années pour cette plastie a permis d’alléger les suites opératoires, de diminuer considérablement les risques, d’améliorer les résultats et, peut-être surtout, d’ouvrir cette technique à des cas qui auparavant n’auraient pas pu être traités de cette manière.
QU’EST-CE QUE LE CHIRURGIEN FAIT AU PATIENT PENDANT UNE PLASTIE ABDOMINALE
Lorsque le chirurgien fait une plastie abdominale étendue , il enlève la peau la plus abîmée et retend la peau saine périphérique. Il peut associer un traitement de la surcharge graisseuse par lipoaspiration et s’occuper des lésions des muscles abdominaux sous-jacents. Il faut savoir qu’en cas de surcharge pondérale au moment de notre première rencontre, on devra corriger ensemble ce problème avant la chirurgie. Il pratique l’ablation d’un large fuseau de peau situé entre l’ombilic et le pubis. La peau située au-dessus de l’ombilic, saine, est redrapée vers le bas pour une peau abdominale complètement de bonne qualité. L’ombilic est conservé et replacé en position normale. Le chirurgien fera une plastie localisée si les lésions sont moins importantes.
IL Y A DES CICATRICES
Cette chirurgie laisse toujours une cicatrice située au bord supérieur des poils pubiens et remontant dans les plis de l’aine. On prévient toujours de la longueur de la cicatrice qui restera. Ceci concerne moins les plasties localisées puisque dans ce cas les cicatrices sont beaucoup moins importantes.
LA SÉCURITÉ SOCIALE PREND EN CHARGE UNE CHIRURGIE ABDOMINALE
Dans certains cas et sous certaines conditions une plastie abdominale étendue peut bénéficier d’une participation financière de la sécurité sociale. Mais une plastie localisée n’est pas prise en charge.
QUE DOIT-ON FAIRE AVANT L’INTERVENTION
Vous verrez un médecin-anesthésiste en consultation. Vous faites un bilan pré-opératoire. Si vous fumez on vous recommande d’arrêter au moins un mois avant et un mois après l’intervention. L’arrêt d’une éventuelle contraception orale peut être requis. Aucun médicament contenant de l’aspirine ne devra être pris dans les 10 jours précédant l’intervention. Une préparation cutanée (avec savon antiseptique) est recommandée la veille et le matin de l’intervention et il faut rester à jeun 6 heures avant.
COMBIEN DE TEMPS D’HOSPITALISATION
Cela varie de 2 à 5 jours. L’anesthésie est bien sûr générale. Je vous préciserai aussi que l’intervention dure, elle, de 90 minutes à 3 heures. Et qu’à la fin de qu’à la fin de celle-ci on vous met un pansement modelant associé ou non avec une gaine de contention.
EST-CE QU’APRÈS L’OPÉRATION ON A MAL ? ET EST-CE QUE C’EST BEAUCOUP DE TRAVAIL
Les douleurs sont variables. Tension et courbatures des abdominaux. Mais normalement supportables. Pendant une quinzaine de jours il y a des pansements à faire et une gaine de contention est conseillée pendant 2 à 4 semaines, jour et nuit. Pas de travail pendant 2 à 4 semaines. Pas de sport avant la 6ème semaine postopératoire ; Vous ne devez pas non plus exposer la cicatrice au soleil et aux UV avant 3 mois.
QU’EST-CE QUE JE PEUX ATTENDRE COMME RÉSULTAT POUR MOI
Une amélioration esthétique très appréciable, en termes de confort aussi et un mieux-être psychologique certain, qui aide souvent le patient à maintenir un équilibre pondéral meilleur. La cicatrice se dissimule facilement dans des sous-vêtements ou maillots classiques.
IL Y A DES CHOSES QUI RESTENT ET QUI SONT GÊNANTES APRÈS
Hormis la question de la cicatrice, l’ombilic peut être imparfaitement extériorisé et avoir perdu un peu de son naturel, des petits excès cutanés latéraux, quelques irrégularités dues à la lipoaspiration peuvent persister, une ascension des poils pubiens peut avoir lieu en cas de tension excessive au niveau des berges de la suture. A partir du 12ème mois suivent l’intervention sont « retouchables » sous anesthésie locale approfondie ou générale.
J’OUBLIAIS ! ET QUANT AUX COMPLICATIONS POUR UNE TELLE CHIRURGIE ?
Pour les risques liés à l’anesthésie, les progrès considérables effectués dans ce domaine depuis 20 ans font que ces risques sont pour ainsi dire négligeables. Et le médecin-anesthésiste aura pris soin de vous parler avant pour vous dire quels sont-ils. Des accidents thrombo-emboliques (phlébite, embolie pulmonaire) sont possibles et il faut des mesures préventives vigoureuses . Un hématome est possible, une infection aussi. Un épanchement lié à un écoulement de lymphe et à un suintement de la graisse n’est pas rare à partir du 8ème jour (le repos et une compression en sont les meilleures préventions) ; Une nécrose cutanée est parfois observée, une altération de la sensibilité de la paroi est souvent observée : la sensibilité normale réapparait dans un délais de 3 à 12 mois. Dans des cas de peau très lésée ou très cicatricielle des phénomènes de retard de cicatrisation sont possibles.